Les principes de la gestion de la santé d’un étang.
Les étangs sont des entités vivantes, qui évoluent et vieillissent. Si laissés sans entretien, les lacs se remplissent graduellement, deviennent des marais et éventuellement des prés. C’est un processus naturel qui peut prendre des milliers d’années ou juste quelques années en fonction de la géomorphologie du lac et des activités autour de celui-ci. Les personnes peuvent penser qu’ils veulent un étang naturel, mais ce qu’ils veulent vraiment c'est de maintenir l’étang dans une condition jeune au lieu de le laisser vieillir et se transformer en marais. Ce n’est pas très différent de ce que le gens tentent d’atteindre avec leur maison. Beaucoup de temps et d'argent sont investit pour maintenir les jardins dans un état particulier au lieu de les laisser évoluer naturellement en des mauvaises herbes et des arbustes. Les lacs ont besoin de gens connaissants et d’entretien pour assurer leur santé et leur beauté continuelle.
Les étangs sains contiennent des communautés balancées de micro-organismes, invertébrés, poissons et plantes. Si les populations des communautés deviennent déséquilibrées, la santé et la longévité du lac peut être affectées nuisiblement. Par exemple, les algues et autres plantes aquatiques produisent du dioxyde de carbone par la photosynthèse. La mort de ces plantes résulte dans l’augmentation des dépôts de carbone ou de vase dans le lac. Une pousse excessive de plantes résulte habituellement d'une accumulation rapide de boue, remplissant et vieillissant le lac tout en produisant des odeurs nocives et une mauvaise saveur dans les poissons.
La santé des communautés biologiques est affectée directement par les conditions physicochimiques du lac. Le niveaux d’oxygène et de phosphore, la profondeur et la forme du lac et du substrat au fond, parmi plusieurs facteurs, agissent avec les communautés biologiques pour influencer la santé du lac au complet. C’est ça l’écologie aquatique!
Il n’y a pas de solution miracle, mais il y a plusieurs outils qui peuvent être utilisés par des ingénieurs écologiques pour restituer et maintenir les lacs. Parmi eux sont l’aération*, la bio augmentation (l’ensemencement de l’eau purifiant les organismes, des bactéries aux poissons et des invertébrés aux plantes), les bio filtres, produits chimiques qui fixent le phosphore, réduisent les algues, oxyde la boue ou colore l’eau, la récolte des plantes et du curage, etc. La gestion d’un étang nécessite la surveillance des processus physicochimiques et biologiques pour décider des outils appropriés et quand ils devront être utilisés.
L’aération d’un étang est la meilleure méthode pour contrôler la qualité de l’eau et les algues. Il est très important de ne pas négliger l’aération des petits bassins et des étangs qui ont une grande charge organique et qui sont typiquement boueux au fond. Nous recommandons fortement la diffusion d’air au fond des étangs comme la meilleure forme d’aération. Les fontaines et les cascades sont esthétiquement plaisantes et offrent une aération de surface mais nous recommandons la diffusion d’air au fond parce qu'il s'agit de la façon la plus efficace d'améliorer et de maintenir une bonne qualité d’eau. Nous vous suggérons de compléter un formulaire de consultation en ligne pour recevoir une proposition de nos experts.
Il y a cinq étapes principales pour obtenir succès avec l’entretien de la santé d'un étang ou un programme de restauration :
1. Définir les buts du traitement, ce qui est désiré et ce qui est possible – e.g.de l’eau plus claire, une contrôle des algues et des plantes aquatique enracinées, une pêche de loisir, le contrôle des odeurs, un refuge pour le gibier d’eau, du canotage, de la natation ou encore une réserve d’eau pour de l'irrigation. Certains de ces buts peuvent être en contradiction avec d’autres. Il est important pour les utilisateurs d'un l’étang de comprendre ce qui est possible et réaliste et ce qui ne l’est pas.
2. Définir les réalités physicochimiques et biologiques – les paramètres comme la forme et la profondeur de l’étang, l’eau et les contributions chimiques et les pertes, la composition physicochimique de l’eau et les populations biologiques de l’étang, sont des facteurs critiques à être intégrés dans un plan de gestion. La santé de l’étang ne peut pas être assurée sans considérer le bassin de drainage en respect des écoulements d'eau, du choix des fertilisants et de la fréquence de leur application, etc. Des données considérables peuvent déjà exister. Sinon, ces données vont devoir être recueillies pour qu’un programme de gestion intelligent puisse être planifié afin d'atteindre les buts établit.
3. Développer un programme de gestion pour le lac – fondé sur l’intégration des buts du traitement (étape 1), une connaissance du lac (étape 2) et les réalités légales.
4. Exécuter le programme de gestion – incluant un plan de traitement et une surveillance régulière de la santé. Il n’est pas possible de prescrire un seul protocole de traitement applicable à toute les éventualités pour une communauté vivante et ce à long terme. Un programme d’entretien de santé sûr doit pouvoir être ajusté selon les saisons, l’âge de l'étendue d'eau et les impacts pouvant l'affecter. Cette approche n’est pas différente de celle utilisée lorsqu'on consulte un médecin ou un dentiste. Les examens sont sûrement nécessaires pour optimiser les traitements.
5. Assurer une bonne communication et intéraction entre l’équipe de santé des lacs et l’association des utilisateurs – dans le cas de la gestion des lacs, il est essentiel de maintenir une communication régulière avec les associations des utilisateurs pour un suivi efficace suite aux remarques et commentaires sur le programme ainsi que les changements possibles dans les buts du traitement (étape 1). ©1999
Karl F. Ehrlich, Ph.D & Marie-Claude Cantin Ph.D
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